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Axes de travail

Effets des polluants chimiques sur la santé humaine

28/11/14, ANSES

  • Date : 28/11/14
  • Lieu : Institut Pasteur, Paris
  • Organisateur : ANSES

Objectif : Présenter les résultats du Projet National de Recherche Environnement Santé Ttravail (PNREST)

Deux sessions :

  • Pollution atmosphérique
  • Problématiques actuelles : faibles doses, mélanges, perturbateurs endocriniens

Environ 250 personnes présentes

(Notes personnelles GH)

La recherche sur les effets sanitaires de polluants peut et doit prendre de multiples directions. Elles peuvent toucher à la biologie (sur les mécanismes d’actions, des molécules , les mélanges, les faibles doses), à l’exposition (la mesure, les approches épidémio), à la modélisation, aux outils de règlementation (marqueurs, criblage d’activité) ou encore à la sociologie (émergence de la question et du débat public).

Session 1 : Effets des polluants atmosphériques selon différents angles.

Ainsi, le programme Geocap cherche à évaluer le risque de cancer chez l’enfant en fonction d’expositions environnementales quantifiées selon la distance entre leurs sources et le lien de résidence.
Ce programme apporte ainsi des réponses aux expositions suspectées dans les leucémies de l’enfant, comme la proximité de centrales nucléaires, de lignes à Très Haute Tension ou de voies de circulation, ou encore les radiations ionisantes (le radon par exemple). Les résultats montrent effectivement des associations significatives entre la proximité de lignes à Très Haute Tension (< 50 m) et les routes à grande circulation. Les résultats devront être affinés quant à la nature des polluants incriminés ou les caractéristiques des lignes à très haute tension concernées.
Des travaux sont engagés pour évaluer d’autres facteurs environnementaux tels que l’exposition aux UV, la proximité de stations-service, de sites industriels (à définir) ou l'influence des indicateurs socio-économiques.

D’autres travaux portent sur la compréhension des différentes étapes de transformation des molécules environnementales et notamment la faculté de ces composés à réagir avec l’ADN. Il s’agit ainsi de mieux évaleur le risque que ces composés représentent pour la santé humaine, et ce d’autant plus que les mécanismes d’activation peuvent être spécifiques chez l’homme, voire minimisés par les modèles animaux.

D’autres travaux ont porté sur l’impact de la pollution atmosphérique d’origine automobile (PAA) sur l’incidence des problèmes respiratoires et allergiques chez l’enfant. Ces travaux ont été réalisés sur la cohorte PARIS (enfants franciliens entre 0 et 8 ans). Effectivement, l’exposition au trafic durant la première année de la vie est significativement associée à la présence de deux symptômes respiratoires persistants à l’âge de 4 ans. Les enfants sont d’autant plus susceptibles qu'il y a des antécédents allergiques chez les parents, ou que des évènements familiaux (divorce par exemple) sont survenus dans la petite enfance.

Un focus a également été fait sur les recommandations de l’ANSES pour limiter l’impact sanitaire des pollens.

Session 2 : Effets biologiques de l’exposition à des mélanges à faibles doses de polluants chimiques.

En début de séance,  la méthodologie appliquée pour évaluer les risques sanitaires liés à des substances perturbateurs endocriniens ou reprotoxiques dans les produits de consommation a été présentée.

Ensuite, il a été montré conceptuellement, que de faibles doses de polluants (sur un PCB),  — de l’ordre des doses considérées sans effet chez l’homme —, ne sont pas sans effet lorsque l’exposition est chimique et que les polluants sont administrés en mélange dans un contexte d’obésité.

Dans le cadre du projet national de birosurveillance, l’effet de l’interdiction de certains polluants comme le problème dans les peintures, ou la substitution du BPA ont pu être mis en évidence sur des échantillons représentatifs de la population générale ou ciblée (par exemple les femmes enceintes).

 

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