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FAQ

 

ERS : évaluation de risque sanitaire

Quid des registres de cancer ?

ARS : Il existe un registre national des cancers chez l’enfant depuis de nombreuses années. Les registres de cancer ne sont cependant pas la panacée; c’est très lourd à mettre en place et ne donne des résultats que de nombreuses années, voire décennies après. Une étude a été faite spécifiquement sur l’étang de Berre : Révéla 13, elle porte sur le cancer du rein, de la vessie et les leucémies aiguës. (Cf. CR du groupe de concertation du 12/10/11, au cours duquel cette étude avait été détaillée par l’INVS/CIRE)

Quelle formation pour les médecins ?

Les médecins manquent de formation et d’information en épidémiologie, avec à la fois une crainte sur l’utilisation des donnés de façon discriminatoire, mais également un manque d’information sur l’intérêt de collecter des données ARS : La grande difficulté des épidémiologistes est d’avoir accès aux données des professionnels de santé. De nombreuses réunions sont faites pour sensibiliser les médecins à cette remontée des données vers les services de santé. Cela a été notamment fait pour l’étude Revela 13 (cf. ci-dessous).

URVN

Lien avec la biodiversité ? Voit-on un impact sur la biodiversité, notamment un impact sur la pollenisation des particules ?

Précisions d’Isabelle Laffont-Scwob (IMEP) : Les programmes de recherche n’ont pas permis de voir un effet d’un gradient de pollution de l’air sur la biodiversité, mais ceci est surtout dû au manque d’un état initial servant de référence. Il n’y a ainsi pas d’étude avant la mise en place du site de Lavéra.

URVN

Quel lien fera-t-on entre les études et la réalité du territoire ?

C’est effectivement un des problèmes de ces ERS ou ERS-Z. Elles laissent sur un sentiment d’inachevé car le suivi et la communication des recommandations et des préconisations faites dans ces études ne sont pas connues. C’est pourquoi l’objet du projet du SPPPI, est de créer des outils pour utiliser, comprendre, critiquer et même compléter ces ERS/ERS-Z.

Fare Sud

Pourquoi ces données ne sont pas disponibles en éliminant simplement les champs permettant d’identifier les personnes ?

ARS : Il est possible d’avoir ces données, mais cela exige de faire des conventions, c’est une démarche très lourde visant à protéger les personnes.

Université Cézanne

Qu’en est-il de l’accès aux données sanitaires ? Avez-vous réellement accès aux données de la sécurité sociale ?

ARS : Les données de santé ne sont pas cachées. Les seules raisons qui amènent à rendre confidentielles des données, c’est quand elles sont à si faible échelle que cela conduirait à identifier la personne et pourrait lui être préjudiciable.

Etudes différentes, résultats différents, pourquoi ?

Il existe une grande incompréhension liée aux résultats parfois antagonistes des études. En effet, les ERS disent qu'il n’y a pas d’impact sanitaire et certaines études (par exemple hospitalisation sur le pourtour de l’étang de Berre) montrent effectivement un impact sur la population. Comment concilier ces résultats ? Ces études sont parcellaires et ne prennent en compte qu’une partie du problème. D’une part, parce qu’elle ne considère qu’une partie des sources émettrices (en l’occurrence essentiellement l’industrie) et d’autre part parce qu’elle ne considère qu’une partie des expositions. Elles occultent par exemple l’exposition au travail ou à l’air intérieur. Ces schémas, reproductibles pour les milieux "eau" et le milieu "sol", montrent à quel point les ERS sont parcellaires. Les études de zone cherchent à compléter les ERS en y associant par exemple, le trafic routier. Précisions UIC : Une autre explication de ce décalage provient de la nature même des études épidémiologiques et des évaluations de risques sanitaires : - Les études épidémiologiques sont le résultat de plusieurs années voire décennies d’exposition, Ce sont un résultat sur l’homme. - Les évaluations de risques sanitaires donnent les résultats pour aujourd’hui et pour un certain nombre d’années d’exposition à venir à partir de modèle mathématique. Précisons de la DREAL : Il ne faut cependant pas croire que l’État reste inactif face aux dépassements des seuils règlementaires. Le PPA est, par exemple un des outils pour pallier à ces problèmes. Le PPA dans les Bouches-du-Rhône est en discussion depuis 18 mois, il comporte 37 mesures visant toutes les sources d’émissions (industriels, tertiaire, transport).


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