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CONGRES - Etude de la contamination du milieu marin par la biosurveillance des congres

JPEG CONGRES IECP 1

Objectifs

Entouré par 4 zones urbaines et par l'une de plus vastes zones industrialo-portuaires d'Europe, le Golfe de Fos s'insère dans un environnement complexe, conjuguant milieux naturels classés et sites anthropisés à haut potentiel social et économique. Du fait de leurs émissions atmosphériques ou marines, les activités industrielles réparties sur une bande littorale de près de 40 km, sont la cause d'apports de polluants dans le milieu marin qui, sur un long terme, peuvent engendrer des situations de contamination.

La gestion de ce territoire unique nécessite de développer des instruments de suivi environnemental du milieu marin, adaptés aux particularités locales et appliqués au golfe dans son ensemble.

En première approche, des analyses de sédiments réalisées dans le cadre de l’étude Aigrette en 2008 ont montré des teneurs en polluants particulièrement élevées au niveau des secteurs sud et ouest du Golfe de Fos.
Sur ce constat, et afin d’établir un constat général des contaminations du milieu marin, l’Institut a mis en œuvre en 2012, sur l'ensemble des secteurs géographiques du golfe, une vaste étude d'imprégnation des congres par les principales substances émises par l’activité anthropique.
La gestion de ce territoire unique nécessite de développer des instruments de suivi environnemental du milieu marin, adaptés aux particularités locales et appliqués au golfe dans son ensemble.

En première approche, des analyses de sédiments réalisées dans le cadre de l’étude Aigrette en 2008 ont montré des teneurs en polluants particulièrement élevées au niveau des secteurs sud et ouest du Golfe de Fos.
Sur ce constat, et afin d’établir un constat général des contaminations du milieu marin, l’Institut a mis en œuvre en 2012, sur l'ensemble des secteurs géographiques du golfe, une vaste étude d'imprégnation des congres par les principales substances émises par l’activité anthropique.


JPEG CONGRES IECP 2

Conclusion

Les doses journalières en contaminants apportées par la consommation de filet de congre sont calculées pour un homme de poids moyen (70 kg). En France, la consommation moyenne de poisson est de 26,2 g par jour et par personne pour une quantité totale de 1208 g d'aliments consommés par jour et par personne, selon l'étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA2) réalisée en 2006-2007 [AFSSA 2009]. Cela représente environ 1,5 portion de poisson par semaine (si on considère une portion comme un filet de 120-150 g) et donc 2,2 % du poids d'aliments consommés par personne. On considérera ici que les congres du Golfe de Fos représentent la totalité du poisson consommé.

Étant donné les fortes incertitudes qui règnent sur les valeurs des DJA, ces résultats sont avant tout indicatifs des principaux risques potentiels. Ceux-ci semblent concerner, en premier lieu, certains métaux, notamment Hg et As et les PCBi. La consommation de 1,5 portion de congre par semaine apporterait ainsi jusqu'à 26,5 % de la dose admissible en PCB indicateurs. Pour le mercure (Hg), cela représente plus de 20 % également, et il convient de noter que la valeur choisie ici comme DJA, provenant de l'OMS [JECFA 2016], est 3 fois supérieure à la VTR retenue par l'INERIS [INERIS 2009]. En prenant la VTR de l'INERIS, la part de Hg apportée par la seule consommation de congre atteindrait plus de 60 % de la dose admissible. La contribution à la dose admissible pour As est plus faible (9,2 %), mais reste élevée compte tenu de la faible part du poisson dans l'alimentation. Dans la zone est, As atteint tout de même 16,5 % de la dose admissible et se place donc comme un contaminant important du milieu marin dans le Golfe de Fos. Enfin, on peut noter les valeurs significatives du nickel (Ni), notamment chez les jeunes poissons (5,3 %), des PCB-DL (2,6%) et du benzo(a)pyrène représentatif des HAP (1,2 % en moyenne). Concernant les pesticides, le lindane semble présenter le risque toxicologique le plus élevé, mais l'importance de l'écart entre la DJA considérée ici et issue des valeurs proposées par l'ANSES (0,01 μg.kgpc-1.j-1, [ANSES 2016]) et celle proposée par l'EFSA (5 μg.kgpc-1.j-1, [EFSA 2015]) ne permettent pas de conclure.

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Aucun jugement, ni dans la qualité des études, ni dans l'exactitude de leurs résultats, n'est porté par le SPPPI PACA et les partenaires du projet Enviro'Fos sur ces études.