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Impact de la pollution sur le système planctonique et l'écosystème du Golfe de Fos en 1975

Objectifs

Le but poursuivi dans cette étude était, avant tout, de recherche s'il y avait eu au cours des cinq dernières années, des modifications importantes des conditions écologiques et des structures du système planctonique, consécutifs à la mise en route du complexe industriel de Fos.

Afin d'avoir une vue aussi précise que possible de ce système planctonique, nous avons envisagé l'étude d'un grand nombre de paramètres, afin de recueillir le maximum d'informations concernant, les fluctuations spatio-temporelles des structures hydrologiques, la richesse en éléments nutritifs et leurs répercussions sur le fonctionnement des populations phytoplanctoniques.

Il s'est donc avéré indispensable de connaître la composition spécifique, la diversité, la densité des populations et leur biomasse.

Par ailleurs, vu le développement industriel dans cette région, il nous a paru intéressant de rechercher les teneurs en divers polluants (hydrocarbures, phénols, détergents, cyanures, métaux lourds), leurs sources, leur distribution et de connaître leur impact éventuel sur la flore et la faune pélagique.


Conclusion

En résumé nous dirons que le golfe de Fos se caractérise par :

  • une dilution constante des eaux de surface mais d'intensité variable dans le temps et l'espace, fonction des débits des effluences et des conditions météorologiques. Cette dilution ne semble guère affecter les couches d'eau sous-jacentes. On remarques généralement trois aires de dilution (localisées à l'ouest et au NE) et une zone située au SE qui présente le plus souvent des caractéristiques hydrologiques marines (aire néritique).
  • une augmentation de la turbidité et de la charge en matériel particulaire dans les différentes aires de dilution, ce qui a pour effet de diminuer la pénétration de la lumière dans les couches sous-jacentes et peut entraîner une réduction de l'activité photosynthétique.
  • une eutrophisation excessive, tout particulièrement par les phosphates qui atteignent parfois des concentrations 100 à 200 fois plus élevées que celles des eaux de surface méditerranéennes.
  • des teneurs en nitrates, nitrites, ammonium assez importantes mais jamais exceptionnelles (sauf à l'embouchure du rhône)
  • des densités phytoplanctoniques très fluctuantes au cours des saisons mais qui restent toujours supérieures à la normale et ce, tout particulièrement lors des poussées de printemps.
  • une faible diversité spécifique très caractéristique des milieux eutrophes et pollués où uniquement quelques espèces se multiplient très activement pour atteindre des concentrations éxubérantes (plusieurs millions de cellules au litre)
  • des teneurs en chlorophylle a, phaeophytine, carbone et azote particulaires, ATP très élevées dans les aires de dilution rhodanienne et durancienne qui traduisent très nettement les fluctuations de la biomasse et de la composition spécifique du phytoplancton.
  • des fluctuations spatio-temporelles des densités phytoplanctoniques dont les maxima sont observés sous la couche de dilution à l'exception de la zone nord peu profonde et polluée que les zooplanctontes semblent éviter.
  • des indices de diversités spécifiques assez faibles qui prouvent lexclusion de certaines espèces non résistantes et peu adaptées aux variations rapides des conditons biotiques.
  • de fortes teneurs en polluants divers comme les hydrocarbures, phénols, détergents, métaux lourds qui montrent, à la fois dans le temps et dans l'espace, une distribution très erratique, ce qui ne nous permet pas de localiser avec certitude les sources de pollution. Nous pouvons affirmer cependant que toutes les aires et tous les niveaux prospectés sont touchés à des degrés divers par les différents types de polluants analysés. Certains secteurs, comme l'aire de dilution durancienne au débouché du canal de Caronte, sont plus particulièrement touchés par une pollution due aux détergents et aux hydrocarbures. La zone est, de type néritique "pur" peut parfois ne pas être épargnée par ce type de pollution.
  • on remarque enfin, que tous les secteurs du golfe sont pollués par les métaux lourds qui présentent une distribution en "tâches" et que leurs teneurs moyennes sont plus importantes à -5m qu'en surface.

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Aucun jugement, ni dans la qualité des études, ni dans l'exactitude de leurs résultats, n'est porté par le SPPPI PACA et les partenaires du projet Enviro'Fos sur ces études.