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Information à chaud

C'est l'industriel qui pour moi, est le mieux placé de communiquer. La population attend des infos basiques, factuelles qui vont la rassurer. (L'Etang Marin)

Réponse Lyondellbasell : Nous avons des personnes dédiées à la communication, dans une salle spécifique. Notre outil principal envers le grand public est le communiqué de presse (CP). On en fait plusieurs, selon l'évolution de la situation. Le CP est envoyé aux médias, mais aussi aux mairies, aux associations de riverains. Dans les CP, on ne donne pas d'avis sur la toxicité. Si on le faisait, ce serait à travers des experts. Mais je vous entends et nous sommes ici pour nous améliorer.

Régulièrement, la préfecture des Alpes-Maritimes fait passer beaucoup d'infos par ces médias (ex. : inondations), on touche alors plus de personnes.(DDTM 13/SU)

Réponse Atrisc Un autre exemple : un compte très consulté dans le Sud est celui de la gendarmerie du Var. Ce qui paraît de prime abord peu attirant. Pour arriver à fédérer les gens autour d'eux, ils diffusaient les emplacements des contrôles radar. Ce qui était très intelligent comme stratégie. Ainsi, entre les messages sur les contrôles, ils diffusaient également des messages de prévention.

Il faut bien distinguer l'évènement avec PPI et l'évènement sans PPI où il n'y a plus de périmètre. Comment faire passer une info sur un périmètre plus flou, comme les inondations ou les phénomènes météo ? (DREAL PACA)

Réponse Atrisc Effectivement, vous avez tout à fait raison et il faut faire attention de ne pas focaliser sur les médias sociaux, il y a aussi beaucoup d'outils qui permettent un gain de temps très important. Il faut toutefois, apprendre à faire avec. Complément ARS PACA La plateforme de veille et sécurité sanitaire n'a pas bien fonctionné sur l'évènement de Berre. Par contre, on nous a transmis les données d'AirPaca qui sont très intéressantes, on peut presque suivre le nuage avec les plaintes. Un constat étonnant est qu'il n'y a pas eu de plaintes à Berre. Il faudra qu'on réfléchisse à une mutualisation. Par ailleurs, on réfléchit à l'utilisation de ces médias. Je vous donne un exemple, lors d'une épidémie de gastroentérite suite à un Mud Day, nous avons utilisé le Facebook de la préfecture pour recenser les cas. Nous avons eu 2000 réponses en 48 heures. Il faut être préparé à gérer cet afflux. Au final, nous n'avions pas été suffisamment précis dans notre demande pour pouvoir faire une étude. Nous avons alors décidé de faire passer un questionnaire par le même canal. Il a été diffusé une semaine plus tard et là, nous avons eu beaucoup moins de réponses... Ce moyen fonctionne très bien à chaud, mais moins à distance. Cela nous a vraiment interpellés et on va travailler dessus. Complément Atrisc Effectivement, vous ne répondiez plus à un besoin. Complément Air PACA Les plaintes " odeurs " sont émises par des personnes qui connaissent AirPaca. Mais il faut bien prendre en compte qu'elles ne concernent pas uniquement la source industrielle. Pour information, il y a depuis peu une application Smartphone AirPaca qui permet de faire état d'une plainte.

Où trouver une information fiable ? " Est-ce que le SPPPI en tant que réseau peut jouer un rôle dans cette communication ? (UIC Méditerranée)

Réponse Atrisc Il serait à mon avis légitime que le SPPPI fonctionne en réseau avec déjà des outils. Il y a, à mon sens, plus une difficulté de posture de chacun des membres, effectivement qui devront peut-être, pour certains, abandonner un mode de fonctionnement en silo. Une autre piste serait l'entraide, car la communauté SPPPI est déjà structurée.

Comment peut-on avoir toutes les informations qui nous concernent ? (Lyondellbasell)

Réponse Atrisc Vous avez, en tant qu'entreprise à ce jour une communication institutionnelle marketing avec une forte communauté. Vous pouvez choisir comme stratégie de répondre aux interpellations. Concrètement, si les personnes ont des interrogations, ils vont vous interpeller et vous les verrez. Ou vous pouvez avoir une autre stratégie comme ce fût le cas pour Quick : sur la crise, les salariés ont été un vecteur majeur pour désamorcer la crise. En tout cas, il est clair qu'empêcher ses salariés d'utiliser les réseaux sociaux ne fait qu'aggraver le fossé.

Concernant les informations et la communication, qu'estce que vous nous conseillez ? (LyondelBasell)

Réponse Atrisc Il est nécessaire de mener une réflexion sur des questions de ce type : À quelle question je dois répondre ? Quel est le besoin ? Comment s'informent mes interlocuteurs ? Il faut améliorer la réactivité, et la rapidité, aussi, s'adapter à la structure et à son mode de communication. Les entreprises les plus avancées sont aussi celles qui utilisent un mode collaboratif au quotidien.

Est-ce que les systèmes d'alerte vont devenir obsolètes (sirènes) alors que d'autres moyens de communication existent ? Est-ce qu'il n'y a pas un risque de confusion entre sirènes POI et PPI ? (ECO-RELAIS)

Réponse SDIS Le RNA (Réseau national d'alerte) est en pleine refonte. Il va être remis au goût du jour avec les nouvelles technologies. Effectivement, le RNA actuellement ne couvre pas toutes les zones, c'est pourquoi : - on s'appuie sur les nouvelles technologies. - on fait actuellement des tests avec le Cyprès pour s'appuyer sur les sirènes industrielles. Il faut par contre, encore, éduquer les populations à ces sirènes. Réponse Lyondellbasell À Berre, je suis convaincu que les populations ont une bonne culture du risque et font la différence.

Qui prend la décision de fermer l'aéroport ? (DREAL PACA)

Réponse Sous-Préfet Le Préfet s'appuie sur la direction générale de l'aviation civile. La question s'est posée effectivement au petit matin. Finalement, la décision a été prise de ne pas le fermer.

C'est l'industriel qui pour moi, est le mieux placé de communiquer. La population attend des infos basiques, factuelles qui vont la rassurer. (L'Etang Marin)

Réponse Lyondellbasell Nous avons des personnes dédiées à la communication, dans une salle spécifique. Notre outil principal envers le grand public est le communiqué de presse (CP). On en fait plusieurs, selon l'évolution de la situation. Le CP est envoyé aux médias, mais aussi aux mairies, aux associations de riverains. Dans les CP, on ne donne pas d'avis sur la toxicité. Si on le faisait, ce serait à travers des experts. Mais je vous entends et nous sommes ici pour nous améliorer.

Est-ce que le déclenchement du PPI n'aura pas permis d'améliorer la communication ? On ne peut pas dire que ce n'est pas toxique alors que les images montent les pompiers avec masques à gaz. Cela entache votre crédibilité. (Comité Régional CGT Paca)

Réponse Sous-Préfet On s'est posé objectivement la question du déclenchement du PPI vers 6 heures du matin. L'élément déclencheur d'un PPI est le fait que l'impact de l'évènement sorte à l'extérieur du site et la mise en danger des populations, ce qui n'était pas le cas. Le PPI aurait transféré la responsabilité de la gestion de l'accident. Cela aurait pu être le cas. Mais sur cet évènement précis, l'industriel parvenait à gérer l'accident avec les moyens renforcés et les moyens de la préfecture étaient déjà mobilisés. Il faut noter que, même sans déclenchement du PPI, la préfecture communique. Complément Atrisc Il faut donner une info la plus exacte possible, sans attendre d'avoir réglé le problème.

Il me semblerait bon que nous rajoutions dans notre PCS un chapitre sur le rôle du maire dans ces situations de crise : se mettre en communication de veille, aller à la recherche d'infos, communiquer. Qu'en pensez-vous ? (Commune de Miramas)

Réponse SDIS : C'est évidemment une bonne idée. Il faut se rendre compte que nous ne pouvons pas prévenir tout le monde. Les automates d'appel ont certains inconvénients. Par exemple, ils ne permettent pas de relever que des personnes tardent à regarder leurs mails ou leurs SMS.

Un autre exemple est celui du torchage à Lavéra ou ailleurs. Un torchage ne peut pas avoir aucun effet sur la santé. C'est déjà une bonne chose d'être prévenu, il faudrait analyser l'endroit de retombées des fumées. (ADPLGF)

Réponse ARS : Sans répondre directement à votre question, je vous donne quelques éléments d'appréciation. Il faut distinguer deux types de risques sanitaires : - Effets aigus : lors de la crise accidentelle, avec des caractères létaux ou irréversibles (victimes, décès...). ⇒ gestion de l'urgence et du risque sanitaire Il est nécessaire d'avoir des éléments techniques pour évaluer les effets sanitaires, c'est à dire des éléments précis de métrologie : météorologie, mesure... Sur l'évènement de Berre, les valeurs mesurées étaient bien en dessous des valeurs de référence. - Effets chroniques, que l'on a l'habitude d'évaluer dans les ERS par rapport à d'autres valeurs de référence. Entre les deux (effets aigus et chroniques) : il n'y a pas de valeur de référence. On peut cependant observer des effets ressentis, réversibles, tels que des irritations, des vomissements. Mais il n'y a pas forcément d'effets sanitaires mesurables, notamment au niveau des systèmes de surveillance (hospitalisations, etc..). Ainsi, sur cet évènement la CIRE a fait un bilan d'afflux dans les services d'urgence sur un périmètre très large, sans relever d'anomalie. Plateforme ARS : La plateforme régionale de veille et d'urgence sanitaire est constituée d'une équipe professionnelle dédiée réalisant un système coordonné et unifié de veille, d'alerte et de gestion des crises sanitaires au sein de la région, capable d'être réactif 24 h/24 h et 7 j/7. http://www.ars.paca.sante.fr/La-plateforme-regionale-de-vei.142114.0.html Complément SDIS Les valeurs mesurées étaient inférieures aux seuils de toxicité. En contrepoint de ce que vous proposez, il faut aussi réfléchir à l'impact qu'aurait une annonce du type : " Les fumées sont toxiques " dans les médias, avec un risque de panique par exemple. Complément AirPaca Il y a effectivement une attente sur le risque et sur le comportement même hors des situations de péril. Nous avons eu beaucoup d'appels en ce sens.

À vous entendre, vous êtes tous très bien synchronisés et la communication était parfaite. Or, quand on voit le nuage, ces fumées très noires et que l'on entend : " vous ne risquez rien ", ça me met vraiment en colère. Il faut arrêter de dire : " ce n'est pas toxique ", ça ne risque rien pour la santé publique. Ou alors on empêche la presse de le dire, surtout que ces fumées sont chargées de produits toxiques issus du pétrole. (ADPLGF)

Réponse Sous-Préfet : La presse est libre en France. Ce qui est important pour nous aujourd'hui, c'est de montrer comment le dispositif est structuré. Nous avons cet objectif commun de délivrer une information fiable et de protéger les populations.

On voit ici tous les acteurs. Or il manque ici les mairies qui sont un relais essentiel. Ils ne vont pas aller chercher l'information à 3 heures du matin quand ils dorment ! Le maire est un point focal entre la population et l'État. (Eco-Relais)

Réponse com. de Berre-l'Etang : Dans le cas de l'évènement du 14 juillet, Monsieur le Maire a été directement prévenu par l'industriel. C'est le cas de façon générale. Il se déplace alors immédiatement au PC et relaie l'information auprès d'une liste de personnes inscrites grâce à un système d'alerte téléphonique. Ce système très efficace permet de joindre en environ 20 minutes toutes les personnes qui en ont fait la demande. Nous avons de très bons retours sur ce système qui permet également de rassurer et d'apaiser les tensions.

Quel est le rôle du Codis ?

Chaque service départemental d'incendie et de secours dispose d'un CODIS. Pour les opérations importantes ou de longue durée, le suivi opérationnel est assuré par le CODIS qui prend la main sur le CTA (Centre de traitement de l'alerte). Le CODIS est l'organe de coordination de l'activité opérationnelle des services d'incendie et de secours du département. Il est immédiatement informé de toutes les opérations en cours et est régulièrement tenu informé de l'évolution de la situation jusqu'à la fin des opérations. Placé sous l'autorité du directeur départemental des services d'incendie et de secours, le CODIS est chargé, en cas d'incendie et autres accidents, sinistres et catastrophes, d'assurer les relations avec le préfet, les autorités départementales et municipales ainsi que les autres organismes publics ou privés qui participent aux opérations de secours. Le CODIS permet un suivi en temps réel des interventions permettant sur l'ensemble du département et en particulier : - de connaître l'événement et son traitement à partir du terrain ; - d'exercer l'autorité de direction opérationnelle et administrative (préparation des instructions du directeur départemental aux Commandants des Opérations de Secours), suivi des moyens engagés, etc. ; - d'assurer l'alerte des autorités et organismes intéressés (services publics, associations et entreprises susceptibles de concourir à l'organisation des secours) ; - de rendre compte de l'évolution de la situation aux maires, au préfet, à la zone Valabre (COZ) ; - de coordonner et de soutenir l'action des moyens engagés ; - de connaître instantanément l'état et la position des moyens des centres de secours et du Service de Santé et de Secours Médical (SSSM) ; - de gérer le renfort sélectif des moyens et leur désengagement ; - de contribuer à la mise en oeuvres des plans de secours ; - de permettre la gestion directe des opérations importantes ou exceptionnelles ;

Quelles ont été les mesures des sapeurs-pompiers lors de l'évènement du 07/08/11 ?

Les sapeurs-pompiers disposent de moyens de mesures mobiles. Dans le cas de l'événement du 07/08/11, un détecteur de gaz multifonctions réparti sur plusieurs véhicules a été utilisé afin d'évaluer les concentrations autres de mesurer le dioxyde de soufre, les dérivés azotés. Les résultats étaient négatifs, ainsi qu'un photoioniseur pour détecter la présence de COV. Les résultats de ce dernier étant positifs, un chromatographe couplé à spectromètre de masse a permis d'identifier ces COV montrant des profils de type " coupes d'hydrocarbures " tels que l'essence sans plomb. Ces profils se retrouvent en plus faible proportion en fonctionnement normal. Ces analyses réalisées quelques heures après l'événement complètent celles menées par l'industriel sur le sulfure d'hydrogène et le monoxyde de carbone. Il y avait par contre des particules de catalyseurs (inertes) qui ne présentent pas de toxicité aiguë. La faible durée du phénomène ne peut pas avoir de conséquence en termes de toxicité chronique.

Quel a été le déroulé de cet évènement ?

15H30 : Incident et Intervention immédiate sur site - 15H59 : Appel des équipes de permanence du site - 16H20 : Ouverture du PCex (PC de crise) - de 16H45 à 17H00 : Discussions avec autorités : Absence de toxicité spécifique des fumées - 17H07 : Analyses de l'air par le BMPM (spectromètre de masse) sur aéroport de Marignane - 17H12 : Envoi G/P - 18H45 : Confirmation de la non toxicité des fumées par médecins CPB et SDIS (centre 15) - 21H19 : Envoi G/P, fin POI, fin incident - 22H45 : Fermeture PCex

Quel est le rôle du Cyprès ?

La règlementation prévoit que tout établissement (industriel, nucléaire, ouvrage hydraulique, infrastructures de transport) a obligation d'information de la population quand il y a un dispositif ORSEC/PPI. Le préfet en relation avec le ou les exploitants fait établir la brochure et les affiches correspondantes qui doivent être mises à disposition de la population. La charge financière relative à l'élaboration, la conception et la distribution revient exclusivement aux exploitants. En Paca, ces actions sont mutualisées et coordonnées par le Cyprès. Cette information préventive est ainsi réalisée en partenariat entre les collectivités et les industriels, tant sur la mise en oeuvre technique que financière. Le Cyprès porte d'autres actions préventives qui vont plus loin que ces exigences règlementaires. Précision : Un POI n'interdit pas de mettre en place des contre-mesures à l'extérieur de l'établissement, sans que le PPI soit déclenché (exemple de Gazechim).

Décret 2005-11-58, article 9

Que font les industriels pour mieux communiquer ? " la communication à chaud " (UIC)

En association avec le BARPI, l'UIC et l'UFIP ont initié une démarche volontaire qui va au-delà du cadre réglementaire et qui vise à mieux communiquer en cas d'accident. Cette démarche baptisée " communication à chaud " se base sur le retour d'expérience en termes de communication suite aux accidents industriels. La " communication à chaud " s'entend " rapidement ", (ce qui est bien sûr subjectif), sachant que la première priorité est la gestion de l'accident et la mise en sécurité des personnes et des biens. Dans cette démarche, l'industriel s'engage à communiquer vers les riverains, la population et les médias de ce qui s'est produit et doit donner des explications. Il s'agit pour l'industriel de montrer : comment il gère l'accident, qu'il est un acteur responsable, et qu'il est soucieux des conséquences sur la sécurité des personnes et sur l'environnement. Cette communication à chaud ne se substitue pas aux demandes règlementaires, elle est cependant vivement encouragée par les fédérations professionnelles. Il faut cependant faire également le distinguo avec l'information immédiate. Cette communication est censée aider à construire un meilleur climat de confiance. A cette communication à chaud, doit être associé, une communication à froid qui cherche à établir un lien avec la société civile en dehors des périodes avec charge émotionnelle.

Quel est le cadre règlementaire de l'information ?

La règlementation ((Décret 2005-11-58, article 9) prévoit que tout établissement (industriel, nucléaire, ouvrage hydraulique, infrastructures de transport) a obligation d'information de la population quand il y a un dispositif ORSEC/PPI. Le préfet en relation avec le ou les exploitants fait établir la brochure et les affiches correspondantes qui doivent être mises à disposition de la population. La charge financière relative à l'élaboration, la conception et la distribution revient exclusivement aux exploitants.


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