- Evolution des sulfates à Marseille suite au changement de teneur en soufre des carburants marins au 1er janvier 2020 à l'échelle mondiale
- Producteur(s)
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- Type de producteur
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- Nature de l'étude
- 2023
- Port de Marseille
- Périmètre
- Etude localisée
- Thèmes
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- Mots-clés
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- Type d'étude
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- Objectif
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Pour suivre la quantité de soufre dans l’atmosphère AtmoSud mesure le dioxyde de soufre (SO2) qui est un gaz, mais aussi les sulfates (SO42-), qui existent sous forme de particules ou de liquide présents dans l’air. Les niveaux de dioxyde de soufre ont fortement baissé ces 15 dernières années (avec notamment en 2005 l’adoption de carburants désoufrés pour les automobiles) et les concentrations de SO2 observées actuellement ne permettent pas de voir l’impact du changement de carburant des navires. En revanche les mesures de sulfate ont permis à AtmoSud d’observer, entre 2017 et 2022, un abattement de 35 à 36% des concentrations sur le site de Marseille Longchamp depuis la mise en oeuvre de la nouvelle réglementation. Et cette baisse a permis une diminution de 44% des particules fines PM2.5 sur ce même site, ce qui est très significatif. Ces résultats concernent la baisse du taux de soufre de 3.5% à 0.5% mise en place en 2020, la décision de l’OMI de réduire le taux de soufre à 0.1 % au 1er mai 2025 devrait encore améliorer la situation.
- Conclusion
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Les deux méthodes donnent des résultats similaires, et montrent un abattement de 35 à 36% des concentrations de sulfates sur le site de Marseille Longchamp depuis la mise en oeuvre de la nouvelle réglementation de l’OMI. Cet abattement correspond à une baisse de concentrations de 0.54 μg/m³ environ. Les sulfates étant généralement associés à des ions ammonium dans l’air ambiant, la baisse de concentration de sulfate d’ammonium peut être estimée à 0.74 μg/m³. Sur la même période, les concentrations de PM2.5 observées à Marseille Longchamp sont passées de 11.3 μg/m³ avant la réglementation à 9.7 μg/m³ après, soit une baisse de 1.7 μg/m³. La baisse des sulfates d’ammonium est donc responsable de 44% de la baisse des PM2.5 sur ce site, ce qui est très significatif. Rappelons que la baisse des émissions du taux de soufre a un impact pour tous les riverains de la Méditerranée, pas seulement à proximité des ports. La décision de l’OMI de réduire le taux de soufre à 0.1 % au 1er mai 2025 devrait encore améliorer la situation (https://www.ineris.fr/fr/ineris/actualites/ecamed-conclusions-etude-faisabilite-technique-mise-oeuvre-zone-reduction).
Ce projet a été financé par l’ARS PACA et la DREAL PACA labellisées PRSE pour la partie Fos-sur-Mer et par l’OHM BMP pour la partie Bassin Minier de Provence.
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