- Biosurveillance atmosphérique des pourtours du Golfe de Fos et de l'Étang de Berre : Campagne 2022
- Producteur(s)
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- Type de producteur
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- Nature de l'étude
- 2023
- Bouches-du-Rhône
- Périmètre
- Etude localisée
- Thèmes
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- Mots-clés
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- Type d'étude
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- Objectif
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Le projet des Volontaires pour l’Observation Citoyenne de l’Environnement (VOCE), mis en place par l’Institut Écocitoyen pour la Connaissance des Pollutions (IECP), consiste à faire participer des volontaires à l’acquisition de données environnementales. Afin de réaliser un suivi citoyen de la pollution de l’air sur le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence, l’Institut Ecocitoyen propose d’observer un groupe d’organismes sensibles aux polluants atmosphériques : les lichens.
Les lichens présentent des caractères biologiques particuliers comme l’absence de racines, l’absence de couche de protection ou une activité quasi permanente. Ils sont donc dépendants de l’atmosphère et de sa composition, ce qui les rend sensibles à la pollution de l’air (Van Haluwyn et Lerond, 1993 ; Conti et Cecchetti, 2001; Augusto et al., 2009). En milieu anthropisé (villes, zones industrielles, ...), l’atmosphère transporte de nombreux polluants de natures diverses (métaux, composés organiques, particules, …). Les mesures instrumentales de ces polluants sont souvent complexes et coûteuses. C’est pourquoi, il est utile de s’intéresser à la biosurveillance (surveillance biologique) qui consiste à étudier les organismes vivants pour évaluer la qualité de leur milieu de vie. De part leurs caractères biologiques, les lichens sont de bons candidats pour évaluer l’altération de la qualité de l’air. L’Institut Écocitoyen réalise depuis 2011 sur le territoire métropolitain un suivi de la qualité de l’air à partir de la biosurveillance lichénique et suivant deux méthodes : la bioaccumulation : mesure des polluants accumulés dans les tissus biologiques du lichen (Ratier et al., 2018); la bioindication : recensement des différentes espèces plus ou moins sensibles sur un site donné (Dron et al, 2016).
Connaissant la sensibilité de chaque espèce de lichens, il devient possible, par la bioindication, d’évaluer la qualité de l’air aux alentours de la zone étudiée. Cette méthode biologique est donc complémentaire aux mesures instrumentales qui peuvent être réalisées sur un site. L’action vise donc à collecter des données sur la diversité et l’abondance des lichens nous permettant d’évaluer l’exposition à la pollution atmosphérique sur le territoire de la Métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que sur plusieurs communes des Bouches-du-Rhône en impliquant directement les habitants dans une action d’observations scientifiques. Les principales étapes sont de : faire bénéficier les citoyens volontaires d’une formation scientifique conçue pour être accessible à tous, sans condition de connaissances préalables; mettre en place et pérenniser un dispositif de biosurveillance de la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire; permettre aux citoyens de s’approprier cette connaissance afin qu’ils réalisent directement le suivi
- Conclusion
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Ces résultats, représentant la répartition des types de lichens et des 4 espèces indicatrices, permettent d’évaluer la qualité de l’air sur les différentes stations d’étude. Une mauvaise qualité de l’air est ainsi relevée à la station « témoin + » située à Fos-sur-Mer et impactée par les émissions industrielles. Sur cette station, les lichens crustacés sont dominants et seules 2 des espèces indicatrices suivies sont observées, Xanthoria parietina et Physcia biziana, peu sensibles aux polluants de l’air. Les stations rurales et péri-urbaines de Saint-Chamas et Septèmes-les-Vallons, moins exposées aux émissions industrielles et routières, révèlent la plus grande diversité et la plus importante proportion de foliacées et de fruticuleux, bien représentées par les espèces sensibles Ramalina sp. et Flavoparmelia sp. A Saint-Martin-de-Crau, seuls les lichens foliacés et les deux espèces peu sensibles aux polluants sont observées. Ce secteur peut être impacté par l’activité agricole et l’utilisation de traitements phytosanitaires mais aussi par le trafic routier avec la proximté de l’A54 et éventuellement par les émissions urbaines et industrielles d’Arles ou de la ZIP de Fos-sur-Mer. Depuis le lancement du programme VOCE lichens, 26 stations ont été intégrées au réseau VOCE de suivi de la diversité lichénique avec la participation de 20 citoyens volontaires. Aujourd’hui 3 de ces placettes présentent un suivi sur plusieurs années permettant d’évaluer l’évolution de la diversité, des cortèges lichéniques et d’en déduire ainsi l’évolution de la qualité de l’air.
Pour l’année 2023-2024 le réseau VOCE lichens pourra s’inscrire dans un réseau plus large tel que Lichen GO qui recense la diversité lichénique sur l’ensemble de l’Europe. Il sera par ce biais proposé aux volontaires désireux d’élargir leurs connaissances sur les lichens de relever plus d’espèces de lichens que les 4 proposées par l’Observatoire sur d’autres placettes.
Ce projet a été financé par l’ARS PACA et la DREAL PACA labellisées PRSE pour la partie Fos-sur-Mer et par l’OHM BMP pour la partie Bassin Minier de Provence.
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