- Impact de l'aménagement du domaine maritime sur l'étage infralittoral des Bouches-du-Rhône (France - Méditerranée occidentale)
- Producteur(s)
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- Type de producteur
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- Nature de l'étude
- 1982
- Littoral des Bouches-du-Rhône
- Périmètre
- Etude localisée
- Thèmes
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- Mots-clés
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- Objectif
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Ces dix dernières années, de nombreux aménagements à vocation touristique ont été gagnés sur le domaine maritime, et actuellement, plusieurs communes littorales envisagent leur extension sur la mer. Le long des côtes des Bouches-du-Rhône ces équipements s'intercalent entre les grands complexes portuaires commerciaux construits sur la mer, au siècle passé (grand port de Marseille) ou plus récemment (port de la Ciotat et complexe pétrolier de Fos).
Ces aménagements (ports, plages alvéolaires, terre-pleins) représentent une menace pour la vie marine benthique littorale. En effet, chaque ouvrage gagné sur la mer détruit irréversiblement sa propre surface de vie sous-marine. En outre, toute restructuration du littoral entraîne de profondes perturbations dans l'équilibre hydrodynamique du site d'implantation. Enfin, les plans d'eau des ports sont des zones polluées par l'activité portuaire. Or, les côtes de Provence - Côte d'Azur présentent jusqu'au Delta du Rhône un plateau continental très exigu ; ainsi, chaque ouvrage gagné sur la mer réduit de façon notable la zone où la vie marine benthique est la plus riche.
Cette étude a pour objectif de dresser l'inventaire exhaustif des surfaces des terre-pleins gagnés sur la mer ainsi que celles des plans d'eau portuaires où le milieu a été profondément et irréversiblement dégradé. La comparaison entre ces surfaces et celles des petits fonds où la vie marine est intense permet d'évaluer le principal impact des ouvrages construits sur le domaine maritime. Deux études similaires décrivent la situation du littoral des deux autres départements de la région Provence-Côte d'Azur (Alpes-Maritimes : Meines et Lefèvre, 1978; Var : Meines, Astier et Lefèvre, 1981).
- Conclusion
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Cette étude donne les surfaces de l'étage infralittoral des Bouches-du-Rhône (39 847 ha entre 0 et -20 m) et celles de tous les ouvrages gagnés sur la mer inventoriés entre La Ciotat et Saintes-Mariés (53 ouvrages = 1 306 ha). L'impact de ces ouvrages est plus particulièrement ressenti sur les côtes rocheuses situées à l'Est de ce département (de La Ciotat à Port de Bouc), ou 48 ouvrages représentant 1 054 ha ont été construits sur des petits fonds qui ne s'étendaient que sur 5 715 ha (0-20 m), ce qui représente une destruction de 25% des petits fonds entre 0 et -10m et 18,5% entre 0 et -20 m.
Ces résultats mettent en évidence l'exiguité de l'étage infralittoral où vit la plus grande partie des espèces benthiques littorales. Ainsi l'importante destruction des petits fonds des côtes rocheuses des Bouches-du-Rhône, imputable au cumul des multiples aménagements gagnés sur la mer depuis plus d'un siècle, a réduit notablement et à jamais la surface des fonds où la vie marine benthique est très riche. Dans l'avenir il faudra considérer que chaque aménagement supplémentaire augmentera encore cette dégradation irréversible du milieu qui doit être considérée avec autant d'attention que les autres nuisances (rejets industriels et urbains) qui s'exercent sur les mêmes biocénoses.
Ce projet a été financé par l’ARS PACA et la DREAL PACA labellisées PRSE pour la partie Fos-sur-Mer et par l’OHM BMP pour la partie Bassin Minier de Provence.
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