- Les flux de matière en suspension de trois fleuves côtiers vers l'étang de Berre
- Producteur(s)
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- Type de producteur
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- Nature de l'étude
- 2004
- Etang de Berre
- Périmètre
- Etude à périmètre élargi
- Thèmes
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- Mots-clés
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- Type d'étude
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- Objectif
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Dans le domaine méditerranéen français, les bassins-versants de la taille de ceux de l'Arc, de la Touloubre et de la Cadière (entre 720 et 73 km²) ont rarement fait l'objet de mesures des transports de MES.
Les recherches sur l'érosion se sont concentrées soit sur des parcelles expérimentales ou des petits bassins-versants, soit sur l’ensemble du bassin du Rhône et sur ses affluents. Par contre, de nombreuses études ont été menées sur des bassins de tailles semblables sur le pourtour méditerranéen : en Espagne (Conesa Garcia, 1990), au Maghreb (Probst et Amiotte Suchet, 1992 ; Sibari et al, 2001).
Le présent article propose les résultats de travaux de recherche qui ont été menés dans le cadre d'une thèse (Fiandino, 2003), destinés aux mesures des flux de MES provenant des fleuves vers l'étang de Berre et à leur extension dans le temps. Ces travaux de thèse ont également porté sur la détermination des relations entre les flux de MES et les caractères des bassins-versants.
- Conclusion
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Les flux de MES annuels moyens évalués à partir des données pluviométriques sur la période 1961-2000, s'établissent à 23102 tonnes pour l'Arc à Roquefavour, 6715 tonnes pour la Touloubre à Cornillon-Confoux et 3456 tonnes pour la Cadière à Marignane.
La superficie contrôlée par les stations de mesure (1108 km²) couvre 81 % de la surface totale du bassin-versant de l'étang de Berre (soit 1365 km²). En appliquant aux 257 km² restant, les taux d'érosion annuels moyens le plus faible (17,4 t/km²) et le plus fort (47,7 t/km²) trouvés pour les trois bassins-versants, les apports de MES à l'étang de Berre en provenance du bassin apparaissent compris entre 37 730 et 45 520 tonnes, ce qui représente 27 à 31 % des entrées de MES dans l'étang. Le reste, soit 100 000 tonnes au maximum, est fourni chaque année par le canal EDF.
Les apports de MES par les fleuves naturels à l'étang de Berre ont certes des conséquences néfastes dans le contexte des risques qui pèsent sur l'état écologique de l'étang de Berre, mais ils ne présentent en eux-mêmes aucun caractère exceptionnel. En effet, au regard des apports duranciens des quarante dernières années, la part des fleuves naturels est parfois très faible, puisque dans les années 1970 le canal EDF a apporté près de 800 000 tonnes de limons.
Dans le contexte de colmatage progressif du fond de l'étang, la mise en service de la centrale EDF de Saint-Chamas en 1966 contribue donc grandement à l'accélération de l'envasement (envasement moyen de 46 cm au nord et 23 cm au sud de 1962 à 1992, contre 15 cm d'envasement moyen de 1925 à 1962 - Garlan, 1992). Toutefois l'envasement progressif a été observée dans une moindre mesure depuis le milieu du XIXe siècle (Roux, 1983). Ce phénomène est sans doute à mettre en relation avec l'approfondissement du canal de Caronte et la relative reconnexion avec la Méditerranée, ainsi que la forte croissance démographique du bassin-versant et des rives de l'étang de Berre.
Au niveau écologique, ce ne sont pas tant les flux de MES des fleuves naturels qui contribuent à la dégradation du milieu, mais plutôt les apports massifs de limons duranciens. Ceux-ci ont un impact négatif sur la faune et la flore aquatiques, en augmentant la turbidité de l'eau et en colmatant les fonds […].
Ce projet a été financé par l’ARS PACA et la DREAL PACA labellisées PRSE pour la partie Fos-sur-Mer et par l’OHM BMP pour la partie Bassin Minier de Provence.
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