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Evaluation du stock de palourdes dans l'étang de Berre

Vignette périmètre
Producteur(s) : MIO - Institut Méditerranéen d'Océanologie, GIPREB - Groupement d'intérêt public pour la réhabilitation de l'étang de Berre
Type de producteur : Collectivités, Universitaires

Site du GIPREB


Inventaire, 2019


Etang de Berre
Périmètre : Etude à périmètre élargi
Durée de l'étude : 4 mois
Vignette objectifs

Objectifs

Pendant l’été et l’automne 2018, l’étang de Berre a subi une importante crise anoxique qui a provoqué des mortalités massives d’organismes, notamment des palourdes (GIPREB 2018). Cette crise est due à un « effet cocktail » de plusieurs facteurs :

  1. Des apports d’eaux douces et de nutriments importants en 2018 via les rejets de la centrale hydroélectrique d’EDF (Figure 1) et la pluviométrie entraînant une stratification verticale (avec en surface une couche d’eau douce et en profondeur une couche d’eau salée) ; 
  2. Un été très chaud, orageux et surtout sans vent ne permettant pas le mélange des deux masses d’eau (douce et salée) ; 
  3. La présence de ces deux couches d’eau a limité les échanges d’oxygène entre l’atmosphère et la couche d’eau salée en profondeur ; 
  4. La forte densité en palourdes japonaises en 2018 a entraîné une demande très importante en oxygène ce qui a accéléré la propagation de l’anoxie aux zones côtières. Les premières investigations fin août ont montré un impact fort sur le gisement, avec une disparition quasi-totale du stock profond (au-delà de 2,5 m). 

Ces constatations ont conduit à la fermeture de la pêche à pied professionnelle et de loisir dans l’étang de Berre le 31 août 2018.

L’objectif de cette présente étude est de faire un inventaire plus précis de l’état du stock après la crise et ainsi d’obtenir un état zéro permettant de suivre la recolonisation.


Vignette conclusion

Conclusion

Le peuplement de palourdes entre 0 et 5 m de profondeur est globalement très faible : dans la majorité des stations (plus de 57 %), une densité nulle a été observée (Figure 7).

La distribution spatiale des palourdes japonaises dans l’étang de Berre est très contrastée et met en évidence la répartition en patch des palourdes (Beninger et Boldina 2014). Il y a quelques zones de très fortes densités comme la zone de Caderaou, Varage/Massane, Romaniquette ou encore l’embouchure de la Touloubre (Figure 7). 80 % des palourdes trouvées au cours de cette étude l'ont été sur seulement 10 stations (soit 4.23 % des 236 stations).

Afin de suivre l’évolution du stock dans l’étang de Berre, il semble important de refaire une étude de ce type assez régulièrement. Ce protocole étant assez lourd à mettre en place, quelques strates d’intérêt vont être sélectionnées pour être suivies tous les 6 mois et ainsi suivre la recolonisation des palourdes japonaises.

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