À vous la parole

Accueil > Enviro'Fos / Gardanne > Plate-forme Enviro'Fos / Gardanne > AIGRETTE Phase 3 - Investigations et résultats relatifs à la qualité de l'air sur le territoire du SAN OuestProvence

Enviro'Fos / Gardanne

 

Affichage détaillé (Plate-forme Enviro'Fos / Gardanne)


AIGRETTE Phase 3 - Investigations et résultats relatifs à la qualité de l'air sur le territoire du SAN OuestProvence

488_AIGRETTE Phase 3 - Investigations et résultats relatifs à la qualité de l'air sur le territoire du SAN OuestProvence
Producteur(s) : BRGM - Bureau de Recherches Géologiques et Minières, SAN OUEST PROVENCE
Type de producteur : Collectivités

SAN Ouest Provence


Rapport, 2009


Territoire du SAN OUEST PROVENCE
Périmètre : Etude à périmètre élargi
AIGRETTE 3

Objectifs

La phase 3 du projet AIGRETTE a pour objectif de compléter l'information disponible au niveau de la qualité de l'air sur le Territoire du SAN Ouest Provence.

Pour répondre à cet objectif, deux campagne de mesure en air ambiant ont été réalisées.

Pendant ces campagnes, ont été mesurés :

  • des composés réglementés au niveau de la qualité de l'air en France (NO2, PM10, SO2, benzène)
  • des composés non réglementés au niveau de la quélité de l'air en France mais en cours de réglementation (PM2,5, BaP)
  • de composés non réglementés (TEX, NH3, dioxines, furanes, 12 métaux)

Les mesures réalisées pendant la phase 3 ont portées sur 13 points répartis sur les six communes du territoire du SAN Ouest.


AIGRETTE 3 1

Conclusion

Les deux campagnes de mesures se sont déroulées globalement dans de bonnes conditions.

Parmi les substances réglementées au niveau de la qualité de l'air aussi bien en France qu'en Europe, seules les poussières présentent des concentrations qui ne respectent pas les valeurs réglementaires.

En effet, les concentrations en NO2 enregistrées sur le domaine d'étude respectent l'objectif de qualité en tenant compte de l'incertitude sur la mesure. Les points proches des sources industrielles de Fos/Mer présentent des concentrations du même ordre de grandeur que les points situés sous l'influence du trafic routier. Les points plus éloignés des sources d'émission présentent des concentrations deux fois plus faibles. Ces résultats sont cohérents avec les résultats de l'ERS réalisé par BURGEAP sur la zone industrielle de Fos/Mer.

Comme pour le NO2, en tenant compte de l'incertitude sur la mesure, les concentrations en SO2 respectent l'objectif de qualité et la valeur limite pour la protection de l'environnement en tous les points. Les concentrations les plus élevées se retrouvent sur la commune de Fos/Mer. L'environnement industriel de Fos-sur-Mer est très vraisemblablement à l'origine de ce teneurs plus élevées qu'aux autres points de mesure moins exposés au SO2 (Dioxyde de soufre), polluant majoritairement d'origine industriel dans les Bouches-du-Rhône. Fos/Mer se trouve en effet sous les vents dominants qui vont avoir tendance à rabattre la pollution d'origine industrielle sur la commune. Ces résultats sont cohérents avec les résultats de l'ERS réalisé par BURGEAP sur la zone industrielle de Fos/Mer. Le nord du Territoire de SAN Ouest, éloigné des sources d'émissions, est le moins impacté comme les modélisations réalisées en phase I le montrait.

Les concentration en PM10 sont élevées au niveau de tous les points de mesure. Même si la valeur limite en moyenne annuelle est respectée, l'objectif de qualité de l'air est dépassé en tous les points mesurés, aussi bien les points AIGRETTE que AIRFOBEP. Ces résultats montrent un impact PM10 supérieur à celui estimé dans l'ERS réalisé par BURGEAP sur la zone industrielle de Fos/Mer, peut être dû à une sous-estimation des émissions en poussières dans l'étude BURGEAP (à noter que lespoussières, notamment diffus, sont très difficile à quantifier, ce qui peut introduire un biais non négligeable dans les modélisations).

Les concentrations en particules PM2,5 sont élevées au niveau de tous le spoints de mesure. Aucune des concentrations moyennes en particules PM2,5 ne respecte la réglementation européenne ou la future réglementation française aussi bien en objectif de qualité qu'en valeur cible.

Pour le benzène, quelque soit le point de suivi , les concentrations en moyenne annuelle en benzène respectent la réglementation qualité de l'air. Ces résultats sont cohérents avec les résultats de l'ERS réalisé par BURGEAP sur la ZIP de Fos/Mer. Au niveau de Port Saint Louis, le stockage d'hydrocarbure aux abords du canal Saint Louis semble avoir une influence sur les concentrations mesurées sur la commune. L'aérodrome d'Istres le Tubé semble pour sa part avoir un impact sur les concentrations enregistrées sur Istres, avec des concentrations plus élevées lorsque les vents sont de secteur ouest.

Le benzo(a)pyrène ayantfait l'objet d'un suivi en un seul point, il est difficile d'extrapoler pour l'ensemble du Territoire. On constate que, lorsque les vents viennent de la terre (conditions hivernales), la concentration mesurée est plus élevée que lorsque les vents viennent du large (conditions estivales). En effet, les vents de mer sont peu ou pas chargés en pollution alors que les vents de terre sont chargés en polluants émis notamment par la zone industrielle de Fos/mer et les voies routières. En moyenne, sur les deux périodes, la concentration en B(a)P respecte la réglementation européenne (absence de réglementation française). Ce résultat est cohérent avec les résultats de l'ERS réalisé par BURGEAP sur la zone industrielle de Fos/mer.

Les concentration en dioxines/furanes dans les poussières sédimentaires ne sont pas réglementées. Les concentrations le splus importantes ont été mesurées au niveau de la pointe de Saint Gervais, c'est à dire au niveau du point le plus influencé par les rejets industriels, notamment par vents de secteur nord-ouest, majoritairement enregistrés pendant les deux périodes de mesures. Ailleurs sur le Territoire, les concentrations rencontrées au niveau des points de mesure sont environ deux fois plus faibles.

Comme les dioxines, furanes, les concentrations en métaux lourds dans les poussières sédimentaires ne sont pas réglementées. D'une manière générale, les concentrations les plus élevées sont mesurées à Port Saint Louis et Fos/mer (pointe Sainte GErvais), c'est à dire à proximité des sources industrielles. A contrario, les points Cornillon-Corfoux et Grans, les concentrations sont beaucoup plus faibles.

L'ammoniac n'est pas réglementé au niveau de la qualité de l'air aussi bien en France qu'en Europe. LEs concentrations mesurées au niveau des deux points de suivi (dont un point "témoin") sont du même ordre de grandeur et très inférieures aux concentrations pouvant avoir un impact sur la santé des riverains (concentrations environ 50 fois plus faibles). Il n'y a donc a priori pas d'influence notable des sources industrielles.

Vous souhaitez apporter votre contribution à Enviro'Fos/Gardanne ?Un formulaire de contact est à votre disposition afin de nous faire parvenir de nouvelles études ou vos remarques et éventuelles modifications à apporter au contenu présenté.

Aucun jugement, ni dans la qualité, ni dans l'exactitude des résultats des études, n'est porté par le SPPPI PACA et les partenaires du projet Enviro'Fos/Gardanne.